Auteur/autrice : admin9739

  • Fromage frais végétal

    Le fromage frais, qui est appelé « platte kaas » en flamand et « kwark » aux Pays-Bas, était autrefois l’un de mes aliments préférés au petit-déjeuner. Avec du tofu soyeux, vous pouvez préparer en un clin d’œil du fromage frais végétal avec seulement 3 ingrédients !

    De quoi avez-vous besoin ?

    • Un paquet de tofu soyeux (silken tofu en anglais)
    • Le jus d’un demi-citron ou d’un citron entier (selon votre goût)
    • Une pincée de sel (sel de mer iodé, sel aux herbes ou sel de l’Himalaya, selon votre goût).

    En Belgique, on trouve du tofu soyeux bio dans le commerce en barquettes de 400 g (De Hobbit ou Taifun) ou en petits briques de 300 g (Clearspring). La teneur en protéines varie de manière assez marquée. Il ne s’agit donc pas d’une recette où les quantités doivent être respectées à la lettre. N’hésitez pas à tester les différentes variétés selon vos goûts et vos préférences

    On trouve également du tofu soyeux dans les supermarchés asiatiques, mais il n’est généralement pas bio.

    Voici comment procéder

    1. Versez le tofu soyeux dans le bol d’un robot ménager après avoir égoutté l’excès d’eau.
    2. Ajoutez le sel et le jus de citron.
    3. Mixez dans le robot ménager jusqu’à obtenir une consistance onctueuse.
    4. Goûtez et ajoutez éventuellement un peu plus de citron ou de sel.

    Ce fromage frais végétal se conservera environ 5 jours au réfrigérateur.

    Il peut également servir de base à toutes sortes de délicieuses préparations.

    Astuce pour la texture

    • Si vous souhaitez obtenir une texture assez lisse et onctueuse, mixez le tofu soyeux dans un robot ménager comme décrit ci-dessus.
    • Pour obtenir une texture plus ferme et légèrement friable, comparable à celle du fromage frais de campagne (cottage cheese), il faut toutefois procéder différemment. Laissez d’abord le tofu soyeux s’égoutter un peu plus longtemps dans une passoire fine. Ajoutez ensuite le citron et le sel, puis mélangez le tout grossièrement à la fourchette.

    Acheter en commerce ou préparer soi-même ?

    On trouve également en Belgique quelques substituts végétaux au fromage blanc sur le marché, même dans certains supermarchés. Les versions bio, notamment celles de la marque Provamel, sont difficiles à trouver dans les magasins bio et les supermarchés bio. En général, ces magasins continuent à donner largement la priorité aux produits laitiers d’origine animale (bio). De plus, je constate qu’elles ont tendance à disparaître rapidement des rayons car elles ne se vendent pas suffisamment.

    Le substitut de fromage blanc classique d’Alpro, disponible dans les supermarchés classiques (Alpro Greek Style), dans sa « version nature », contient pas moins de 14 ingrédients, dont du sucre (!) et toute une série de conservateurs destinés à garantir une longue durée de conservation en rayon. Lorsque j’en mange, mon palais réagit avec un rejet violent.

    Pourquoi pas de produits laitiers animaliers ?

    Les méthodes actuelles de production de produits laitiers d’origine animale sont très nocives pour l’environnement et source de gaspillage de ressources. De plus, elles reposent sur une exploitation impitoyable des animaux. Les fermiers séparent les veaux, chevreaux ou bufflonets nouveau-nés immédiatement de leurs mères, car le but est de prélever le lait pour la consommation humaine. C’est un cycle douloureux d’insémination forcée, de mise bas forcée et de rupture répétée du lien maternel auquel les fermiers soumettent les mères encore et encore. Jusqu’à ce qu’elles soient envoyées à l’abattoir, après des grossesses répétées et après avoir donné des milliers et des milliers de litres de lait. Je trouve cela incroyablement cruel et cela ne correspond plus à notre niveau actuel de civilisation.

    De plus, on présente le lait comme bien plus sain qu’il ne l’est en réalité. Les produits laitiers favorisent l’inflammation et sont soupçonnés de favoriser certains cancers. L’idée selon laquelle on aurait besoin de produits laitiers d’origine animale pour leur teneur en calcium est également un mythe marketing. Le fait que des adultes continuent à boire du lait maternel provenant d’une autre espèce animale est tout à fait absurde.

    La technologie alimentaire évolue à un rythme effréné, et il semble que l’ensemble du secteur laitier traditionnel soit en train de disparaître progressivement. Ceux qui souhaiteront encore, à l’avenir, consommer des fromages d’origine animale et d’autres produits laitiers dérivés doivent s’attendre à des changements. On fabriquera ces produits, dans un avenir proche, par des processus de fermentation en cuves. Pour ce faire, on partira d’une quantité limitée de cellules souches animales ou de substances d’origine animale. L’animal sera enfin libéré de l’esclavage de la production laitière et de l’exploitation par les humains.